Réalisé en 1962 par Roger Corman.Scénario de Richard Matheson.
Avec Vincent Price, Peter Lorre, Basil Rathbone...
Musique de Les Baxter.
Réalisé en 1962 par Roger Corman.

Flamboyante réussite gothique qui trouve son apogée dans la fameuse chûte du titre, qui représente à la fois la fin de la dinastie Usher et l'effondrement de ces hautes murailles qui se replient sur sur leurs occupants pour leur servir de tombeau, Malgré quelques détours, The Fall of the House of Usher se trouve être étonnament proche de son homonyme littéraire et reste aujourd'hui la meilleure adaptation cinématographique du roman et même de toute l'oeuvre d'Edgar Allan Poe.
Réalisé par Dan Curtis en 1973..jpg)
Jamais auparavant Dracula n'avait fait montre de tant d'émotions, il devient une figure pathétique, transportant une aura imposante, effrayante et attirante, incarnation d'Eros et Thanatos qui est obligé de détruire ce qu'il aime pour le garder auprès de lui.
Les décors démontrent le peu de moyens de la production mais aussi une grande inventivité de l'équipe du film. la demeure du vampire n'est plus le château en ruine du film de Tod Browning ou de celui de Franco, ni la batisse dont les murs arborent trophées de chasse et blasons guerriers du film de Fisher, c'est au contraire un manoir meublé dans un mélange de style empire et victorien, où les meubles vernis et les tentures de velours contrastent avec les épaisses portes de chêne et els immenses cheminés de pierre. Pas question ici de rats ou de toiles d'araignées, le sempiternel caveau est remplacé ici par un burreau certes un peu poussiéreux mais néanmoins classieux.

A côté de Dracula, c'est presque Van Helsing (Nigel Daveport) qui nous apparait comme le méchant. Le vampire devant la caméra de Dan Curtis s'effondre comme le héros d'un opéra de Verdi alors que la clameur d'une foule semble s'élever au loins, elle cri "Dracula, Dracula !", et on pourrait croire que c'est une façon de nous dire "Le roi est mort...Vive le roi !".
Réalisé par Roger Corman.Avec : Vincent Price, Barbara Steele...
Musique de Les Baxter
D'après la nouvelle Le Puits et le Pendule d'Edgar Allan Poe.
***
Espagne, XVIe siècle. Afin d'éclaircir les mystères qui entourent la mort de sa sœur Elizabeth, Francis Barnard se rend au château où elle vivait en compagnie de son mari Nicholas. Nicholas Bernard, neveu d'un redoutable inquisiteur espagnol, sombre lentement dans la folie, persuadé d'avoir enterré sa femme vivante...
1960, le cinéma d'épouvante gothique est en plein essor : la Hammer revisite les grands mythes de la littérature gothique (Dracula, frankenstein, Holmes, Jekyll and Hyde, le fantôme de l'opéra...) avec brio et Mario Bava offre quelques uns de ses chef-d'oeuvres comme Le Masque du Démon ou Opération Peur, Même l'Allemagne parvient à tirer son épingle du jeu avec Le Vampire et le sang des Vierges et son titre assez délirant. Il fallait donc s'attendre à une réponse des Etats Unis, et c'est Roger Corman qui demande un budget plus conséquent qu'à l'ordinaire pour s'atteler à une série d'adapations de Poe. La première à voir le jour sera La Chûte de la Maison Usher, dans lequel l'immense acteur Vincent Price interprète le dernier d'une longue lignée maudite...composée en majeur partie de personnes mentalement instables. Le succès est au rendez-vous, et Corman obtient le feu vert pour continuer ce qui restera comme un série de sommets du cinéma gothique.
Le second film du cycle Poe est celui qui nous inéteresse ici : The Pit and The Pendulum adapté de la nouvelle éponyme de Poe, confronte deux monstres du cinéma d'épouvante de l'époque, à savoir Vincent Price (Dragonwick, la chûte de la maison Usher, la nuit de tous les mystères...) et Barbara Steele (Le Masque du Démon, Danse Macabre, Dark Shadows revival...) dans un scénario torturé et machiavélique qui aura vite fait de mettre mal à l'aise le spectateur. Corman maîtrise pleinement son sujet et donne vie au scénario que Richard Matheson (grand auteur dans le domaine du fantastique) a tiré de l'oeuvre de Poe, dans des décors gothique époustouflants : Un immense château surplombant la mer, un orgue trônant dans une chapelle baroque, des souterrains labyrinthiques peuplés d'instruments de tortures fort peu engageants...