
Avec : Peter Cushing, Herbert Lom, Patrick Magee, Stephanie Beacham, Ian Ogilvy, Geoffrey Whitehead, Norman Mitchell...
D'après le roman de David Case, Fengriffen.
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Angleterre, 1795, Catherine s'apprête à épouser Charles Fengriffen, héritier du vaste domaine Fengriffen. Lorsqu'elle arrive au manoir, elle est immédiatement fascinée par le portrait d'un ancêtre, Sir Henry Fengriffen. Mais alors qu'elle regarde le portrait, elle est assailie de visions cauchemardesques ; commence alors pour elle une lente descente aux enfer qui la mènera au terrifiant secret des Fengriffen.
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Encore une fois, c'est d'un film de Roy Ward Baker dont il est question ici : L'adaptation du roman gothique Fengriffen, de David Case, produite par la Amicus, firme concurrente de la Hammer.
Certes la Amicus n'a jamais jouit ni du succès ni de la réputation de la Hammer, mais on peut lui reconnaitre quelques belles réussites (I, Monster, Le Jardin des Tortures, le Sixième Continent...), même si leur production reste moindre en comparaison de celle de la grande Hammer Film.
And Now the Screaming Starts, malgré sa prestigieuse distribution et Roy Ward Baker aux commandes n'a jamais été considéré autrement que comme un relicat grand guignolesque du cinéma gothique anglais. C'est pourtant un statut que ne mérite pas ce film, dont les efforts pour restituer une ambiance oscillante entre Rebecca et Le Chien des Baskerville, le caractère très littéraire, la musique (très téléfilmesque au demeurant, de Douglas Gamley), les décors etc. sont hautement appréciables. 
Mais le principal atout de And Now the Screaming Starts, est évidemment, en dehors de ses décors et de son ambiance : son casting ! Ian Ogilvy (The Witchfinder General) et Stephanie Beacham (Dracula AD 1972) forment le couple central : lui obséder par le fait d'avoir un héritier, elle rendue cinglée par des phénomènes étranges. Patrick Magee (The Black Cat) en médecin dépassé. Herbert Lom (euh... là yen a trop) en ancêtre dépravé et maudit, dans une séquence révoltante.

Bien sûr, Peter Cushing ne fait pas tout, et on pourra sourire du ridicule de certains effets de terreur (un spectre plutôt rigide, ou cette main coupée qui se ballade de temps en temps dans les couloirs et qui semble annoncer qu'une mort est proche...)

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