Avec Meryl Streep, Philip Seymour Hoffman, Amy Adams...
Musique composée par Howard Shore

Soeur Aloysius (Meryl Streep), véritable Mante religieuse promène son regard carnassier pour déceler les travers des élèves de l'école.
S'il est ensore necessaire de le dire, Meryl Streep et Philip Seymour Hoffman sont deux pointures du cinéma qui parviennent immanquablement à marquer les esprits à tel point que si le rôle a été joué par quelqu'un d'autre auparavant il est immédiatement oublié et on ne peut penser le personnage autrement qu'avec le visage de l'une ou de l'autre. Rien d'étonnant donc à ce que la redoutable Soeur Aloysius ne bouffe littéralement les personnages qui occupent son espace à l'écran, ou que la défense désespéré du père Flynn nous engage a prendre fait et cause pour un homme qui bénéficie fatalement du bénéfice du doute. A ces deux têtes d'affiches s'ajoute Amy Adams, dont le rôle touchant, se voulant médiateur mais alignant les maladresse ne manque pas d'émouvoir ou de faire sourire.
Si le casting sert admirablement l'histoire, l'histoire sert d'autant mieux le casting qu'elle se permet quelque trait d'ironie bien appropriés au personnalités à la fois des acteurs et des personnages sans que cela ne parasite le récit, au contraire, ces petites piques sont bienvenues et rappellent à merveille l'humanité des protagonistes (car il ne faudrait pas faire passer Meryl Streep dans ce film pour un monstre total), preuve en est que les trois acteurs ont su parfaitement s'approprier leur personnages.
Soeur James (Amy adams), convaincue de l'innocence du père Flynn.
Vous l'aurez compris, plus que de la pédophilie dans les écoles catholique, Doute, parle du doute...n'y voyez pas de transition ou de jeu de mot facil, mais le titre énigmatique du film en est aussi le thème et presque l'acteur principal. Le tout est mené de telle manière qu'aucune preuve et qu'aucune certitude, pas l'ombre d'un fait avéré ne viendra s'imiscer tout au long des deux heures de films. A aucun moment le scénario ne trahit un parti pris quel qu'il soit, ce qui permet au film au final d'atteindre le but depuis trop longtemps oublié d'une cinéma de la reflexion qui laisse au spectateur le choix du fin mot de l'histoire. En ce qui me concerne, le fait que Doute nous laisse dans le doute me va très bien, il aurait été dommage d'en venir à une conclusion classique lorsqu'il est si difficile et si bon d'obtenir un tel effet de frustration, ne reflechissez donc pas trop (^^).
1 commentaire:
Pas mal... Ta critique est assez étrangement structurée. Pour une fois, on peut difficilement mettre des titres de parties. On se perd un peu dans tout ce que tu nous dis. La forme empêche un peu le fond de l'article de mettre en valeur les qualités du film.
Mais j'irai surement le voir :p
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