
Jeremy Brett et Charles Gray dans la Série produite par Granada

Jeremy Brett et Charles Gray dans la Série produite par Granada


Réalisé par Thom Eberhardt.
Nous connaissons tous aujourd'hui l'histoire de l'auteur dépassé par sa création. Sans entrer dans les analyses freudiennes et les comparaisons avec Frankenstein, on dira simplement que Conan Doyle a dû aller jusqu'à réssuciter Sherlock Holmes (qui pourtant avait fait une chûte fatale, avec son enemi de toujours le Professeur Moriarty, dans un torrent glacé de Suisse) pour satisfaire un public qui vouait un vériatble culte au personnage (dont le rôle au départ devait se réduire à payer les factures de Doyle), oubliant même l'auteur derrière le mythe. Si aujourd'hui on peut ignorer qui est Arthur Conan Doyle (moi je trouve ça impardonnable mais bon...), on sait forcément qui est Sherlock Holmes et ce, sans même avoir jamais lu ses aventures. C'est sur la base de ce personnage fictif dont la porté dépasse son auteur que se construit ce "Without a Clue", léger et décalé et ô combien rafraichissant !

Le pastiche holmesien a toujours quelque chose de jouissif, égratigner cette implacable figure victorieuse, cet anti héros froid et à bine des abords antipathique : Eberhardt peut se vanter d'y avoir excellé ! Elementaire mon cher...Lock Holmes est effet l'un des meilleurs pastiches aux côté de Sherlock Holmes attaque l'Orient Express et du quelque peu inférieur La vie privée de Sherlock Holmes. Les répliques, toujours subtiles, sont divinement drôles et le Holmes/Michael Caine est très attachant. On retiendra une réplique en particulier en total décalage avec le personnage original :
"-Et qu'est ce que je cherche au juste, Watson ?
- Des empreintes Holmes, des empreintes...
- Oh eh ben prévenez moi quand j'en trouve...des empreintes."
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Le jeu des acteurs est brillant et le duo Ben Kingsley/Michael Caine est fabuleux. jeffrey Jones interprète un Lestrade peu convaincu par les méthodes de Holmes, mais qui accourt à chaque fois que ce dernier marmone un "mmh intéressant" en regardant n'importe quoi avec sa loupe. sans oublier Nigel Davenport en ministre des finances boursouflé, Lysette Anthony en femme fatale manipulatrice et Paul Freeman en Moriarty impitoyable et cabot - pendant diabolique, non plus de Holmes, qu'il sait être un abruti, mais de watson - qui connaitra une fin à la hauteur vertigineuse du personnage.
Tout ce petit monde évolue dans une parfaite reconstitution du Londres victorien, et sur une musique très inspirée composée par Henry Mancini (Love Story, Romeo & Juliet). En plus d'être une délicieuse parodie, 'Without a Clue" est aussi une grande leçon de cadrage et de montage ; on ne peut qu'admirer la beauté des plans et les positionnements judicieusement audacieux de caméra (j'aime bien les formules ampoulées pour pas dire grand choses ^_^).
Elementaire mon cher...Lock Holmes est donc un petit bijou de la parodie holmesienne qui joue sur une thématique fascinante, intéligent et distrayant ; à (re)découvrir !




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Le dépaysement est aussi au rendez vous, puisque notre jeune héroïne et son père traversent l'Europe sur les traces de Dracula, depuis les coins reculés de la Roumanie jusqu'en Turquie en passant par Venise.
Le style d'Elyzabeth Kostova est aussi très plaisant, l'auteur joue sur le côté épistolaire du roman de Stoker pour développer une psychologie très fine de ses personnages ; on ne peut simplement pas lacher ce premier tome dont les 500 pages se dévorent très vite.





