

Réalisé par Massimo Dallamano en 1970.
Réalisé par Brian Gilbert en 1997.
Le film bénéficie d'interprètes fabuleux, Stephen Fry en tête, plus vrai que nature, suivit de près par Jude Law, Jennifer Ehle et Michael Sheen ainsi que d'un score parfaitement adapté à Wilde, une musique teinté d'optimiste qui rend merveilleusement hommage à la vision du monde selon Oscar Wilde et sa capacité naturelle à relativiser même les coups les plus dures, très vite, l'air de la BO devient indiscociable de l'évocation du personnage. Inutile de parler de la reconstitution d'époque, rien d'étonnant à ce qu'elle soit parfaite, à l'image du reste.
Eblouissant sur la forme, le film l'est tout autant sur le fond, et ne cherche jamais à appitoyer le spectateur, l'ensemble reste d'une grande dignité, Brian Gilbert semble vouloir nous rapprocher de Wilde, et parvient à faire en sorte que son film n'apparaisse jamais comme un documentaire mais comme si nous étions introduit dans le salon de Tite Street et qu'un "enchanté Mr Wilde" était de mise. Le final a le bon goût d'occulter pudiquement les images des derniers jours de l'homme...
La dernière note est laissé à un épilogue très sobre et au superbe score de Debbie Wiseman qui semble clamer qu'Oscar Wilde jamais ne sombrera dans l'oubli.
L'émotion est donc au rendez-vous, et au delà de toute objectivité, WILDE est un chef-d'oeuvre qui ravira les initié, enchantera les amoureux et fera une splendide entrée en matière pour les novices à condition qu'ils aient l'esprit ouvert et que la vérité pour eux ne doivent jamais s'encombrer du masque de la bien-séance et de sa censure assassine.

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