
30 juin 2010
Dracula The Undead

18 janv. 2009
Le Retour De Dracula par Freda Warrington
Roman de Freda Warrington publié en 1997 aux éditions Calmann-Lévy. 312 p.Sept ans après la mort de Dracula, Mina et Jonathan Harker accompagnés du Professeur Van Helsing retournent en Transylvanie pour s'assurer que la malédiction est bien levée. Lorsqu'ils arrivent sur les lieux, l'étrange sentiment de malaise qui les étreint se disspie vite quand il font la connaissance du professeur Kovacs et de sa nièce Elena. Mina, séduite par celle ci l'engage comme gouvernante et l'emmène en Angleterre. Très vite la jeune femme en vient à se demander si le voyage n'a pas réveillé les démons du passé...l'ombre de Dracula plane de nouveau sur les ruines de Carfax. Pendant ce temps, Kovacs se met en tête de retrouver la Scholomance, l'école du diable par laquelle Dracula aurait acquit l'immortalité.
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Donner une suite au pavé virtuose de Bram Stoker n'a rien d'une mince affaire, nombreux sont ceux à s'y être cassé les dents. Cependant, ça et là, on déniche quelque petites perles comme la trilogie de Jeanne Kalogridis (Pacte avec le vampire...), ou le roman de Françoise-Sylvie Pauly (L'invitée de Dracula) et bien sûr la plus célèbre de toutes : Le retour de Dracula par Freda Warrington.
Force est d'admettre que l'auteur s'en sort remarquablement bien dans cet exercice et parvient à retrouver le style évocateur du roman original sans pour autant en faire une copie conforme. Au fil d'un récit formé de lettres de journeaux intimes et d'articles de presse elle parvient à rendre la tension du roman d'origine tout en jouant sur tous les registres pour susciter l'épouvante et l'émotion.
On retrouve avec plaisir les personnages du Dracula de Stoker, 100 ans après, avec 7 ans de plus, mais inchangés, toujours aussi attachants, toujours aussi ambigües. Freda Warrington nous fait découvrir un peu plus en profondeur les zones d'ombre des personnages qu'elle parvient à faire siens ; la fascination de Van Helsing pour le vampire, l'attirance trouble de Mina pour cet amant d'outre tombe, la jalousie déplacée de Jonathan. Elle fait aussi intervenir de nouveaux arrivants, comme la famille Kovacs qui sera sans le savoir le moyen pour Dracula de revenir à la vie, le jeune fils de Mina et Jonathan, Quincey Harker dont le rôle dans le récit à une grande importance, ainsi qu'une autre menace, bien plus terrible que Dracula et qu'il va falloir combattre...
Et bien évidemment Dracula est au centre du roman, bien plus qu'un prédateur sans voix, il est ici l'un des acteurs principaux et nos petits croisés (Harker, Holmwood, Morris, Seward...) ne monopolisent plus les pages avec leurs discours égocentriques et bornés. Si Dracula revient c'est bien sûr pour récupérer Mina, mais c'est aussi l'occasion de rendre justice au personnage et d'en faire enfin le héros tragique qu'il n'avait pas pu devenir jusqu'alors. Le vampire qui n'avait pas ou très peu la parole dans le roman de Stoker entrouvre ici son coeur glacé mais avec réserve et même parfois avec tendresse et une humilité touchante, sans pour autant perdre de vue son but premier, et quelques dialogues avec Mina, à la lueur d'une cheminé dans l'abbaye de carfax pourrait bien tirer à certain une petite larme.
Freda Warrington ouvre les yeux de ses personnages, et plus personne n'est ni blanc ni noir, pour au final inverser les rôles, ceux qui meurent pour la bonne cause ne sont pas ceux que l'on croit...
Avec Le Retour de Dracula c'est à la fois le personnage de Dracula qui revient à la vie et le mythe créé par Stoker qui retrouve un nouveau souffle à travers ce récit passionnant et poignant. Un seul bémol, une note/épilogue un peu trop grandilocante.
10 oct. 2008
L'Historienne et Drakula (The Historian)

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Le dépaysement est aussi au rendez vous, puisque notre jeune héroïne et son père traversent l'Europe sur les traces de Dracula, depuis les coins reculés de la Roumanie jusqu'en Turquie en passant par Venise.
Le style d'Elyzabeth Kostova est aussi très plaisant, l'auteur joue sur le côté épistolaire du roman de Stoker pour développer une psychologie très fine de ses personnages ; on ne peut simplement pas lacher ce premier tome dont les 500 pages se dévorent très vite.

21 sept. 2008
Les Nuits de Dracula (1970)
Réalisé par Jess FrancoAvec : Christopher Lee, Klaus Kinski, Soledad Miranda, Herbert Lom, Maria Rohm...
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Jonathan Harker, jeune clerc de notaire britanique se rend en Transylvanie pour rencontrer le comte Dracula à qui il doit vendre une propriété à Budapest. très vite il se rend compte que son hôte le retient prisonnier et projette même de l'offrir à ses trois femmes vampires. Jonathan, sacrément perturbé parvient à s'échapper et se retrouve qques jours plus tard à l'asile des Dr Van Helsing et Seward, qui héberge déjà un cas similaire, Renfield.
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Herbert Lom campe un Van helsing déterminé, et on attend avec impatience la confrontation entre le vampire et sa némésis. Soledad Miranda, fragile Lucy Westerna, devient la parfaite victime du vampire et la scène ou elle quitte sa chambre pour retrouver Dracula dans le parc, avec sa longue robe de chambre flottant dans la brise atteint presque le niveau des mêmes scènes dans les films de Terence Fisher ou de Peter Sasdy. Klaus Kinski, lui nous offre une composition de fonctionnaire syndiqué, son Renfield est totalement muet, le malade mental se contente de tapisser sa chambre capitonnée de nourriture, de manger des mouches et finit par mourir sans véritable explication, pas convaincu le Kinski, et donc, peu convaincant (sa prestation néanmoins passe auprès de certains pour du pur génie...allez savoir pourquoi). Maria Rohm incarne une Mina belle et décidée, qui aurait pu selon moi s'offrir un rôle un peu plus développé...mais rappelons nous ; 1H38 oblige.
Jusque ici, rien ne s'annonce vraiment mal, Franco nous a gratifié d'une belle entrée en matière, maitrisée et on sent une réelle volonté de bien faire, ainsi qu'un certain dédain pour l'académisme. Pourtant, la seconde partie est bien moins convaincante. En effet, pour éviter d'avoir à gérer les déplacements sur mer de ses personnages, Franco a choisi de situer l'action non plus à Londres, mais à Budapest, et de réduire le cadre à l'asile et à la demeurre de Dracula, ce qui a pour effet de décrédibiliser la raison pour laquelle Harker vient d'Angleterre et de faire cohabiter ensemble dans l'asile tous les personnages de l'intrigue excepté Dracula...
Donc tout n'est pas rose, Franco a eu beau faire un effort non négligeable pour réaliser ce qui reste dans sa filmographie une excellente surprise, l'interprétation des acteurs a beau être correcte, le travail esthétique a beau se sentir, son Dracula n'est pas la perle noire gothique attendue, il ne peut même plus se targuer de fidélité tant les racourcis pris vis à vis de l'intrigue sont abracadabrants. Et en grattant un peu on pourra dire que ses loups ne sont que des bergers allemands, que ses araignées sont en plastique, et que Christopher Lee porte une moustache...lentement, sur la valse macabre de Bruno Nicolaï, les lumières se rallument...mais qu'on se rassure, pour Dracula comme pour Franco, c'est loin d'être la dernière séance !
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