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Michael Curtiz réalise avec Masques de Cire, un excellent suspens en Technicolor, évoquant Le Fantôme de l'Opéra, dans lequel Lionel Atwill incarne Ivan Igor, un sculpteur de génie amoureux de ses créations.
Igor perd ses mannequins de cire et l'usage de ses mains dans l'incendie de son premier musée, et se jure de restaurer chacun de ses enfants et de faire payer le responsable de l'incendie. C'est sans compter sur la persipcacité de la reporter Florence Dempsey, qui se met en tête d'enquêter l'étrange ressemblance que partage les nouveaux mannequins avec des personnes récemment disparues.
Glenda Farrell vole la vedette à Fay Wray (Dont on retiendra surtout les hurlements...quel organe !), dans le rôle de la journaliste Florence Dempsey, incarnant avec une joyeuseté communicative la facétieuse pipelette au caractère bien trempé, dans ce superbe film qui connu plusieurs remake dont House of Wax (1953) de Andre de Toth avec Vincent Price et Le Masque de Cire (1997) de Sergio Stivaletti (produit par Dario Argento et scénarisé par Lucio Fulci) avec cette fois Robert Hossein dans le rôle du sculpteur.
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Oeuvre destabilisante de Tod Browning (Dracula, 1931, Mark of the Vampire, 1935), Freaks est un morceau de poésie pure, ou le beau et le laid sont présentés comme ce qu'ils sont réellement : rien de plus que des notions abstraites.
Cleopatra (Olga Baclanova) projette d'épouser Hans (Harry Earles), et de l'empoisonner pour profiter de sa fortune... Alerté des mauvaises intentions de la superbe créature, le reste de la troupe, autant dire la famille de Hans, veillera à mettre un terme à ce projet.
Censuré à outrance le film garde pourtant cette sensibilité et ce détachement vis à vis des particularité de son casting : un film à voir absolument pour tout amoureux du cinéma, dont l'influence se ressent dans un film plus récent, d'une qualité certes inférieure, mais au demeurant intéressant : House of the Damned (un titre à la noix si vous voulez mon avis), produit par la Fox en 1963.
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Becky Sharp (1935)

La promotion autour du film promettait "Le premier GRAND film en couleur NATURELLE". Force est de constaté que le technicolor du film fait paraître la couleur tout sauf naturelle (Nigel Bruce à l'air malade), ce qui ne nuit en rien au charme de cette adaptation du formidable roman de William Makepeace Thackeray : La Foire aux Vanités.
Réduite et largement simplifiée, l'histoire est celle de Becky Sharp, orpheline ambitieuse, arriviste, qui grimpe férocement l'échelle sociale et risque de tomber de toujrous plus haut.
Mélodrame de premier ordre, précurseur d'Autant en Emporte le Vent, Becky Sharp n'est pas la pièce maîtresse de la filmographie de Rouben Mamoulian (Dr Jeckyll and Mr Hyde, 1931), mais offre à Miriam Hopkins un rôle trop peu vu au cinéma (mais bien plus souvent à la télévision), sinon récemment dans le Vanityfair de Mira Nair, dont le casting est royal.
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Comme dit, une petite sélection arbitraire commentée sans prétention, de classiques des années 30 à découvrir si ce n'est déjà fait : vite vite vite !