13 févr. 2011
Totenbraut : La Femme du Vampire
23 janv. 2011
The Turn of the Screw (2009)


A tout ceux que Le Tour d'Ecrou de Sir James fait frémir, de peur comme de plaisir, je ne peut conseiller cette version qui manque véritablement de tout ce qu'il faut pour être ne serait-ce que satisfaisante. A tout les curieux, les complétistes qui compteraient déjà les autres adaptations dans leurs collections, voila la version 2009 du Tour d'Ecrou, qui fait, vous verrez, très très très pâle figure à côté de films comme Les Innocents, ou The Turn of the Screw de Dan Curtis (1974)
22 déc. 2010
Requiem Silencieux pour Jean Rollin

Né le 3 Novembre 1938, Jean Rollin fut l'un des rares cinéastes français à s'illuster dans le cinéma fantastique. Débutant sa carrière avec des court métrages tels Les Amours Jaunes ou Les Pays Loin, à la fin des années 50, il collabore avec Margueritte Duras sur L'Itinéraire Marin, son premier long métrage qui ne verra jamais le jour.

Après Requiem pour un Vampire, Rollin abandonne quelques temps les enfants de la nuit, pour réaliser l'un de ses chefs-d'oeuvre : La Rose de Fer (1972), sublime errance d'un jeune couple enfermé toute une nuit dans un cimetière, le film est tout autant inspiré par Tristan Corbière que par Baudelaire.
29 oct. 2010
I, Monster

Réalisé par Stephen Weeks en 1972
Avec Christopher Lee, Peter Cushing, Mike Raven, Richard Hurndale, George Meritt, Susan Jameson, Kenneth J. Warren...
D'après le roman de Robert Louis Stevenson.

S'il faut parler d'atout majeur, c'est bien évidemment vers le casting qu'on se tourne, puisque le film propose en vedette Christopher Lee dans le rôle du Dr. Bien sûr, on peut reprocher à Weeks un écueil que Fisher avait su éviter (Lee jouait dans The Two Faces, mais à la surpris générale n'interprétait pas Jekyll), mais il serait malséant de ne pas reconnaitre à Christopher Lee un jeu impeccable comme à l'accoutumé, que l'on remarque d'autant mieux que le maquillage est plutôt minimaliste : Lorsque Marlowe devient Blake, le visage de Lee ne se fent, pour seul signe de tranformation, que d'un rictus délirant, soulignant l'amoralité de son alter égo, littéralement content d'être méchant.
La particularité de I, Monster, au regard des autres adaptations est aussi et surtout de ne pas mettre en scène d'histoire d'amour contrariée, ainsi que c'est souvent le cas : les sentiments humains tiennent finalement fort peu de place dans la vie de l'égocentrique Dr Marlowe. Le film en ressort plus froid, et le discours, plus efficace.
L'ensemble évidemment peut manquer quelque peu de grandeur, mais cette adaptation trop méconnue de Jekyll & Hyde signée Amicus Productions talonne de près ses ainées Hammeriennes.
27 oct. 2010
And Now The Screaming Starts !
Réalisé par Roy Ward Baker en 1973.Avec : Peter Cushing, Herbert Lom, Patrick Magee, Stephanie Beacham, Ian Ogilvy, Geoffrey Whitehead, Norman Mitchell...
D'après le roman de David Case, Fengriffen.
Il faut avant tout voir dans And Now the Screaming Starts l'un des derniers sursauts de l'épouvante gothique, un chant du cygne qui laisse beaucoup plus de place que ses aînés à la violence graphique. Sans parler de réelle terreur, le film parvient à susciter une certaine tension, grâce à un scénario très habile, reposant sur le traditionnel jeu "est-elle folle ou victime d'une malédiction ancestrale ?" qui prouve une fois de plus son efficacité.Mais le principal atout de And Now the Screaming Starts, est évidemment, en dehors de ses décors et de son ambiance : son casting ! Ian Ogilvy (The Witchfinder General) et Stephanie Beacham (Dracula AD 1972) forment le couple central : lui obséder par le fait d'avoir un héritier, elle rendue cinglée par des phénomènes étranges. Patrick Magee (The Black Cat) en médecin dépassé. Herbert Lom (euh... là yen a trop) en ancêtre dépravé et maudit, dans une séquence révoltante.
Et bien sûr, faut-il encore le présenter : Peter Cushing. L'acteur le plus flegmatique du monde incarne le très strict Dr Pope, pionnier dans le domaine de la psychiatrie (serait-ce un léger anachronisme ?), dans une composition extraordinaire (on pense bien sûr au rôle que tiendra plus tard Barbara Steele dans Dark Shadows revival). Il constitue à lui seul une excellente raison de voir le film!
Faut-il pour cela bouder And Now the Screaming Starts (pour ça ou parce que ce titre est vraiment fatigant à répéter)? Et passer à côté d'un digne représentant (l'un des derniers) de l'âge d'or du cinéma gothique anglais ? Certes non, pourvu qu'on soit séduit par cette ambiance si particulière, ces costumes, ces décors (aaah ce petit cimetière baigné de brume) et ces acteurs. Je ne dis pas un mot à propos du dénouement des plus surprenant (une apothéose), de cette honorable adaptation du court mais complexe roman de David Case.25 oct. 2010
Dr Jekyll & Sister Hyde
Réalisé par Roy Ward Baker en 1971.Avec : Ralph Bates, Martine Beswick, Gerald Sim, Lewis Fiander, Susan Brodrick...
Musique de david Whitaker.
Scénario de Brian Clemens, d'après le roman de R.L. Stevenson.
Tourné à peu près en même temps que Hands of the Ripper, de Peter Sasdy, et dans des décors similaires, Dr Jekyll & Sister Hyde traite presque du même sujet au fond, puisque c'est bien le mystère Jack l'Eventreur qui se voit donné une louable explication par les voies de la fiction (Brian Clemens, avec son scénario préfigure ici les romans à venir, mélant Sherlock Holmes ou Dracula à l'enquête). C'est donc ici, vous l'aurez compris, l'alter ego féminin de Jekyll, qui se rend coupable des crimes, commis dans la brume insondable de Whitechapel (magnifiques décors, somptueuse photographie, et score formidable de David Whitaker, l'ambiance est simplement parfaite !)
Sombre et délicieusement déviant, Dr Jekyll & Sister Hyde fait partie des joyaux de la période post 70 par trop sous-estimée, de la Hammer, à ranger à côté de Hands of the Ripper de Peter Sasdy ou The Vampire Lovers, lui aussi du regretté Roy Ward Baker.10 sept. 2010
Années 30 : Petit tour du côté des classiques
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Michael Curtiz réalise avec Masques de Cire, un excellent suspens en Technicolor, évoquant Le Fantôme de l'Opéra, dans lequel Lionel Atwill incarne Ivan Igor, un sculpteur de génie amoureux de ses créations.
Igor perd ses mannequins de cire et l'usage de ses mains dans l'incendie de son premier musée, et se jure de restaurer chacun de ses enfants et de faire payer le responsable de l'incendie. C'est sans compter sur la persipcacité de la reporter Florence Dempsey, qui se met en tête d'enquêter l'étrange ressemblance que partage les nouveaux mannequins avec des personnes récemment disparues.
Glenda Farrell vole la vedette à Fay Wray (Dont on retiendra surtout les hurlements...quel organe !), dans le rôle de la journaliste Florence Dempsey, incarnant avec une joyeuseté communicative la facétieuse pipelette au caractère bien trempé, dans ce superbe film qui connu plusieurs remake dont House of Wax (1953) de Andre de Toth avec Vincent Price et Le Masque de Cire (1997) de Sergio Stivaletti (produit par Dario Argento et scénarisé par Lucio Fulci) avec cette fois Robert Hossein dans le rôle du sculpteur.
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Oeuvre destabilisante de Tod Browning (Dracula, 1931, Mark of the Vampire, 1935), Freaks est un morceau de poésie pure, ou le beau et le laid sont présentés comme ce qu'ils sont réellement : rien de plus que des notions abstraites.
Cleopatra (Olga Baclanova) projette d'épouser Hans (Harry Earles), et de l'empoisonner pour profiter de sa fortune... Alerté des mauvaises intentions de la superbe créature, le reste de la troupe, autant dire la famille de Hans, veillera à mettre un terme à ce projet.
Censuré à outrance le film garde pourtant cette sensibilité et ce détachement vis à vis des particularité de son casting : un film à voir absolument pour tout amoureux du cinéma, dont l'influence se ressent dans un film plus récent, d'une qualité certes inférieure, mais au demeurant intéressant : House of the Damned (un titre à la noix si vous voulez mon avis), produit par la Fox en 1963.
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Becky Sharp (1935)

La promotion autour du film promettait "Le premier GRAND film en couleur NATURELLE". Force est de constaté que le technicolor du film fait paraître la couleur tout sauf naturelle (Nigel Bruce à l'air malade), ce qui ne nuit en rien au charme de cette adaptation du formidable roman de William Makepeace Thackeray : La Foire aux Vanités.
Réduite et largement simplifiée, l'histoire est celle de Becky Sharp, orpheline ambitieuse, arriviste, qui grimpe férocement l'échelle sociale et risque de tomber de toujrous plus haut.
Mélodrame de premier ordre, précurseur d'Autant en Emporte le Vent, Becky Sharp n'est pas la pièce maîtresse de la filmographie de Rouben Mamoulian (Dr Jeckyll and Mr Hyde, 1931), mais offre à Miriam Hopkins un rôle trop peu vu au cinéma (mais bien plus souvent à la télévision), sinon récemment dans le Vanityfair de Mira Nair, dont le casting est royal.
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Comme dit, une petite sélection arbitraire commentée sans prétention, de classiques des années 30 à découvrir si ce n'est déjà fait : vite vite vite !




