25 juil. 2012
Frankenstein et le Monstre de l'Enfer
23 juil. 2012
Le Retour de Frankenstein
Frankenstein Créa la Femme
19 juil. 2012
L'Empreinte de Frankenstein
12 juil. 2012
La Revanche de Frankenstein
9 juil. 2012
Frankenstein s'est échappé !
26 déc. 2011
Lady Frankenstein

11 avr. 2011
Les Mémoires d'Elizabeth Frankenstein
***
1 sept. 2009
Frankenstein Unbound

Réalisé par Roger Corman en 1990.
Avec John Hurt, Raul Julia, Bridget Fonda...
D'après le roman de Mary Shelley et librement inspiré du roman de Brian Aldiss.
9 août 2009
Frankenstein: The True Story
Réalisé par Jack Smight en 1972Avec : Leonard Whiting, James Mason, Jane Seymour, David McCallum, Michael Sarrazin, Nicola Pagett, Ralph Richardson...
D'après le roman de Mary Shelley.
Pour un téléfilm, Frankenstein: The True Story va assez loin dans l'horreur, psychologie la plupart du temps bien sûr, mais visuelle surtout, un peu à la manière du superbe Frankenstein Must Be Distroyed (pièce maitresse de la saga de Terrence Fisher), le film nous gratifie de toute opération, de toute effusion de sang, et surtout d'un maquillage plus vrai que nature, pour une créature dont le changement physique est terriblement réalliste. On peut repprocher au film d'aller parfois un peu trop loin, par exemple avec l'horrible fin du Dr Polidori qui plutôt qu'effrayante est tout à fait ridicule. Au niveau psychologique, Don Bachardy et Christopher Isherwood au scénario effetuent un travail remarquable, surtout sur le personnage de Prima, en laquelle réside presque tout l'intérêt du métrage, remarquablement interprétée par Jane Seymour.

Disponible dans sa version non censurée sur un très bon DVD universal, cette étrange version du Mythe de Frankenstein se doit d'être découverte, pour l'impacte qu'elle produit et pour son intérêt littéraire, ses acteurs et ses dialogues. Même s'il s'agit d'un téléfilm, c'est loin d'être la plus sage adaptation, au contraire et heureusement, elle est l'une de celles qui prennent le plus de risques et c'est en grande partie pour ça qu'elle figure parmi mes préférées.
31 mai 2009
The Bride of Frankenstein
Réalisé par James Whale en 1935. 


14 sept. 2008
GOTHIC (1986)
Réalisé par Ken Russel.***
L'arrivée des Shelley et de Claire à Deodati donne lieu à une espèce de course-poursuite entre Percy et deux jeunes femmes qui selon Mary les suivaient depuis Genève. Le poête Percy est donc perçu comme une star, l'attitude des deux filles ressemble à celle de groupies lors d'un concert de rock. Suite à cette entrée en matière un peu déroutante, on découvre la villa Deodati dans toute sa splendeur, véritable manoir gothique entouré de saules démesurés au milieu d'un parc peuplé de paons et de fontaines représentant des figures fantasmagoriques. Le décor intérieur de la villa est aussi baroque que l'extérieur, immenses escaliers de marbre cottoyent draperies rouges et vanités sinistres, de hautes fenêtres à croisillons illuminent des salons pourvus de tapis persans et de chandeliers démesurés...bref un cadre idéal aux "ébats" de nos personnalités littéraires. Du côté justement des personnages, on pourra reprocher à Russel et à son équipe un rendu outrancier de personnages comme Shelley ou Polidori ; L'acteur Julian Sand (Shelley) caricature le personnage à l'excès (comme il le fera 12 ans plus avec le fantôme de l'opéra de Dario Argento), et on déplorera peut-être un jeu sans nuance, tout en mimique et en grimace de la part de Timothy Spall, qui en Polidori anxieux et coupable de ses désirs se tord les doigts à tout bout de champ en arborant un air constipé qui le rend difficilement sympathique. Il en va de même pour Claire Clairmont dont les yeux hallucinés finissent par lasser.

Mary Shelley est interprétée avec conviction par la très jolie Natasha Richardson ; Mary est finalement le personnage le plus affecté par le petit jeu de Lord Byron, au cour de cette nuit, elle fera à la fois face à ses peurs profondes mais aussi à celle de Claire, de Percy, et même de Byron. Cette avalanche de crainte et de haine fera naître en elle l'ébauche de son Frankenstein, né de sa volonté de réssuciter son enfant mort né, et de sa haine envers ce jeu maléfique qui a enjendré le délire de cette nuit. Byron quant à lui est bel et bien le personnage le plus convaincant du film, Gabriel Byrne campe un maître de cérémonie froid et manipulateur, son rôle est pour beaucoup dans le fait que GOTHIC est une expérience unique.
L'élément fantastique est aussi présent ; on ne saura jamais si la créature née cette nuit là est réelle ou si elle est le fruit d'une hallucination collective. Telle la créature de Frankenstein revient tourmenter son créateur, le fruit de leur délire revient les hanter sous une forme à chaque fois différente, une silhouette d'enfant mort pour Mary, ou un arbre enflamé par la foudre, un vampire pour Polidori, une tombe pour un Percy qui est bel et bien vivant, et un véritable filet de sangsues pour Byron.

Le film fourmille de figures fantasmagoriques et de symboles freudiens plus ou moins flagrants, on appréciera le clin d'oeil au tableau 'The Nightmare', ou la scène pathétique et dérangeante ou Byron fait l'amour à une servante portant un masque représentant le visage de sa soeur Augusta, ainsi que les seins affublés d'yeux de Clair dans un délire de Percy. Les effets sonores participent aussi à l'ambiance malsaine, comme cet entêtant battement d'aile d'un oiseau prisonnier dans le grenier, les cris de Clair ou le bruit du vent dans les couloirs aux fenêtres ouvertes. On ne peut que saluer l'esthétisme pointilleux de Russel, en particulier lors du bouquet final, la fuite de Mary à travers le labyrinthe qu'est devenu Deodati, au cour duquel elle est témoin de toutes les peurs profondes des autres protagonistes, Byron recouvert de sangsues, Percy enterré vivant, ainsi que de ses propres peurs, des visions de foetus décomposés, d'enfants l'appelant à l'aide. On peut déceler de la part du réalisteur un certain décalage, comme lorsque au cours de son délire Mary prend le temps de recouvrir Byron de sa cape sans se poser de question.
Le final surprenant voit tout ce petit monde reprendre au matin une attitude normale, personne ne semble vraiment s'inquiéter des évènements de la nuit, sauf Mary, qui devra les exorciser en couchant sur le papier son Frankenstein, l'histoire d'une création, d'une créature né de la folie d'un homme, qui faute d'inspirer l'amour inspirera la peur et viendra hanter son créateur jusqu'à sa mort...L'épiloque témoigne encore du décalage voulu par Russel : de nos jours, dans la cour de Deodati, une foule de touristes visite ce qui a été le lieu d'exil et de vie du poète Byron, et le théâtre de cette nuit délirante, tandis qu'une voix monocorde débite depuis un haut parleur un compte rendu probable des évènements de la nuit du 16 juin 1816.
Le plan final aurait pu nous être épargné, mais il clôt adroitement le film, en nous montrant dans une fontaine du parc le foetus déformé et effrayant de la créature née cette nuit là, qui est venu jusqu'à nous sous l'apparence du Prométhée moderne, la véritable créature de son auteur.


















